Manifeste

La langue française comme « un butin de guerre ». L’écrivain algérien Kateb Yacine, indépendantiste farouche, a préféré la magnifier qu’y renoncer. Le français est souvent entré par effraction, dans les fourgons des troupes coloniales. Il a également essaimé à travers des centaines de milliers de migrants français, quittant leurs terres pour les rives du Saint Laurent, Alger ou la Nouvelle Calédonie. Il a été enseigné par des missionnaires français, des religieux devenus malgré eux les meilleurs fantassins de la République laïque. Le français s’est aussi diffusé par la seule attraction qu’il exerce. Des étrangers séduits par la précision ou l’élégance qu’ils lui reconnaissent ou enthousiasmés par les valeurs de liberté qu’il incarne.

 

Une langue n’appartient à personne, chacun est libre de se l’approprier. Insaisissable, elle évolue, avance ici, recule là. A l’image de ses locuteurs. L’aventure de cette communauté ayant le français en partage, chamarrée et diverse, se déroule sous nos yeux. Elle se raconte ici.

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