Le prix francophone Albert Londres remis à Bruxelles

« Le sort est trop cruel. On ne meurt pas à 47 ans ! » Quand Albert Londres (1884-1932) disparaît dans le naufrage du paquebot George Philippar, en Mer Rouge, sa fille réunit ses amis et décident de créer un prix en sa mémoire. Un prix décerné chaque année au meilleur grand reporter de moins de 40 ans, en presse écrite et dans l’audiovisuel. Son périmètre est la langue française dont la qualité de l’emploi constitue un des critères. L’Organisation Internationale de Francophonie (OIF) en est d’ailleurs partenaire. Un prix régulièrement remis dans des villes francophones, hors de France pour diffuser le “signal” qu’il ne s’agit pas d’un prix français. La cérémonie de remise devait avoir lieu au Maroc. Mais l’initiative a été repoussée à la suite de l’expulsion de deux journalistes de l’Agence Premières Lignes, qui réalisaient un documentaire pour France 3 sur l’économie du Maroc. Le prix a donc été remis à Bruxelles, où le quotidien Le Soir et la RTBF étaient associés. Dans la catégorie presse écrite, parmi les 10 candidatures sélectionnées figuraient un Sénégalais (Pape Sambare Ndour) et deux Québécois (Noémie Mercier et Alec Castonguay). C’est le français Luc Mathieu (Libération) qui a finalement remporté la mise, les jurés ayant consacré sa série de reportages réalisés en Syrie, au Kurdistan et en Irak réalisés entre 2014 et 2015.