Les clauses Molière : l’excuse du français pour exclure les travailleurs d’Europe de l’Est

Plusieurs collectivités locales insèrent des clauses intitulées « Molière » dans leurs marchés publics. Elles s’abritent derrière l’illustre homme de théâtre pour rendre obligatoire l’expression en français sur les chantiers. L’objectif, de manière subliminale, est de limiter sur notre sol le nombre de travailleurs étrangers – principalement issus de pays d’Europe de l’Est. Bruxelles s’inquiète. La gauche dénonce le racisme de la mesure. La droite craint des représailles à l’égard des Français travaillant à l’étrangers (200 000 Français). Cette initiative émane pourtant d’élus issus du camp des Républicains.

Attention ! Il ne faudrait pas voir dans ces clauses une quelconque volonté d’encourager la diffusion de la langue française. Pas d’inquiétude dans le milieux des affaires : les conseils d’administration de nombre d’entreprises françaises pourront toujours se dérouler en anglais. L’anglais qui restera comme la seule langue assez glamour pour dénommer les nouvelles réalités, les slogans, les noms de marques… ou les documents de l’Etat. Le rapport présenté au Conseil régional par Valérie Pécresse prévoyant des clauses Molière pour « certains marchés de la Région » lève toute ambiguïté à ce sujet. C’est sans scrupule qu’il est ainsi dénommé : « un « small business act » francilien pour favoriser l’accès des TPE-PME à la commande publique régionale ». Quite simply…

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