Antonio Gutteres : retour du multilinguisme à la tête de l’Onu

Nouveau secrétaire général de l’Onu, Antonio Gutteres a pris ses fonctions le 1er janvier dernier. Avec lui, c’est le français qui revient en première ligne aux Nations Unies. En effet, Ban Ki Moon maîtrisait très mal le français. On lui a, à ce titre, infligé certaines scènes humiliantes : en 2007, un journaliste canadien lui a posé une question en français, par deux fois. Ban ne pouvant lui répondre, un de ses conseillers est venu le tirer de l’embarras. Même si le Sud-Coréen a suivi des cours de français, il ne s’est jamais montré enclin à s’exprimer spontanément dans cette langue. Sa défense de la diversité culturelle lui ont néanmoins valu de recevoir la médaille Senghor, la plus haute distinction de la Francophonie. Cela contrastait avec le Ghanéen Kofi Annan et surtout avec l’Égyptien Boutros Ghali, parfait francophone.

Depuis 1945, les textes placent pourtant le français et l’anglais sur le même plan, en tant que deux langues de travail. Le retour d’un francophone à la tête de l’Organisation représente, en quelque sorte, un retour à la normale. L’anglais gardera évidemment l’ascendant dans les communications mais la nomination d’un « ami » de la France garantira peut-être une musique un peu différente. Antonio Gutteres a fait l’unanimité, mais la voix de Paris était acquise depuis le premier jour.

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