La Francophonie, le parent pauvre du gouvernement français

Yamina Benguigui, Annick Girardin, André Vallini et maintenant Jean-Marie Le Guen. Depuis le début du quinquennat, une ministre déléguée et trois secrétaires d’Etat à la Francophonie, parfois associés, selon les cas, à la « Coopération »  ou au « Développement », se sont succédés. André Vallini, aujourd’hui aux Relations avec le Parlement, et Jean-Marie Le Guen, qui prend la Francophonie, ont échangé leurs portefeuilles dans le nouveau gouvernement Caseneuve. Intervertis, ils apparaissent comme des pions d’un jeu politique dénué d’esprit de suite. Et sans continuité des têtes, quelles actions profondes les administrations peuvent-elles entreprendre ?

L’heure du solde de tout compte n’est pas venue et il apparaîtrait encore prématuré de dresser le bilan  de la présidence Hollande en matière de Francophonie. Mais cette valse ministérielle démontre le désintérêt porté par la classe politique pour cet enjeu, clairement relégué au second rang.

Le secrétaire d’Etat est placé sous la tutelle du ministère des Affaires Etrangères. En clair, M. Le Guen devra passer un coup de fil à M. Ayrault pour chaque action qu’il souhaitera initier. Bien loin de constituer un des grands ministères régaliens rêvés par ses partisans, la Francophonie demeure le parent pauvre des choix de structuration du gouvernement.

Une source d’espoir pour l’avenir : rappelons-nous que l’environnement était encore parfois sous la responsabilité d’un secrétaire d’Etat dans les années 1990. Ségolène Royal, en charge du même portefeuille, est aujourd’hui numéro trois du gouvernement.

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